Carnet de route

Rochers des Enclaves en boucle par le vallon de la Gittaz

Le 17/10/2021 par Cecile VASSEUR

Dimanche 17 octobre 2021

 

Une petite aventure cette randonnée ! Enfin pas la randonnée elle-même, juste le trajet pour y aller et celui pour en revenir ☹

Un bus de 9 et une voiture de 4. Jusqu’ici tout va bien. Dans la montée aux Saisies, une route givrée nous surprend et surtout la voiture : Madame ne veut plus monter « j’ai froid aux pieds, ça glisse, je n’irai pas plus loin »… un peu d’inquiétude…. Sans que personne ne dise rien… Capricieuse ? Faut croire. Un peu d’attention et Madame repart… en oubliant une passagère sur la route. Oups ! Récupérée par le bus et rembarquée un peu plus loin. Ouf on rit, on se détend et on arrive au barrage de La Gittaz sans réellement d’autres frayeurs mais quelques doutes quand même….

Il fait frais mais vite le corps se réchauffe à l’effort et le soleil est vite là. Et c’est là le bonheur d’avoir de formidables montagnards qui préparent les sorties : on sera au soleil toute la journée. Pas une ombre, pas un arbre. Et en plus PAS UN SEUL NUAGE dans le ciel. En ce mois d’octobre c’est juste EXTRA-ORDINAIRE. On apprécie et on le dit. Merci !

On quitte le sentier, on grimpe tranquille dans les herbes, les myrtilliers. Tout a une jolie couleur, celle de l’automne. La montée est douce, on a le temps de bavarder. Avec ceux qu’on connait et avec qui on est toujours heureux d’être en montagne. Mais aussi les « petits » nouveaux, bien sympas, heureux de découvrir ce Beaufortain si magique en ce dimanche.

Le but c’est le Tour des Rochers des Enclaves, une petite sente la plupart du temps, quelques pierres faciles à franchir, une prairie jaunie. On atteint la crête. La vue est époustouflante, un 360° fabuleux : Massif du Mont Blanc, Roc des Vents, au loin Les Ecrins, la longue Chaine des Aravis. On s’attarde, on prend des photos. On va voir les Fours à Cristaux, c’est blanc, c’est doré, ça brille.

On redescendra dans le Vallon de la Gittaz, en pentes douces, retrouver le torrent et le hameau du même nom, avec son refuge et sa chapelle.

A l’arrivée au parking, il fait beau, il fait chaud et pourtant…. La Capricieuse refait des siennes, un passage plein nord avec encore du givre à 16h30 ? Ce n’est pas normal un 17 octobre ! :« C’en est trop je n’avancerai pas ! ». Et bien sûr le bus est devant. Heureusement il s’aperçoit de l’absence des 4 dames de la Capricieuse….

On cherche une clé de 10, ni dans la Duster, ni dans le bus…. On retourne au parking de la Gittaz, ça y est ! On en a une, prêtée par une dame ! Entre temps, on a failli perdre Michel, qu’on a cru parti avec une dame, en fait il était avec une autre, Suzanne a du souci à se faire…. Mais qu’est-ce qu’on a ri !

Pas gonflées, pas gênées, les 4 occupantes de la Duster ont organisé un auto-stop, le but partir le plus loin possible, car impossible de loger dans le bus, même dans le coffre !! Et la première dame, ou la troisième - ça va vous suivez ? tout dépend de quel côté vous vous placez dans l’histoire, coté Duster ou coté bus en fait ????- donc une dame qui passait là et à qui les 4 barrent fièrement le passage va aux Saisies ! Parfait il y a encore du soleil là-haut. On y va. Tant pis pour la Duster. Bye bye les mécaniciens, il y en aura bien un qui conduira la Capricieuse si elle daigne se remettre en marche.

Dans la BMW immatriculée L (comme Luxembourg), on papote. Après le froid glacial de cette route gelée et à l’ombre bien trop piquante, il fait bon se réchauffer… Ah un coup de fil : la Capricieuse est repartie, a passé la côte du barrage de la Gittaz, en route pour Beaufort alors ! Formidable ? Sauf qu’elle n’ira pas plus loin. Mais elle fera bien : elle arrivera jusque devant le Garage Renault de Beaufort. Trop fort non ? Les mécaniciens, qui ont l’habitude de ces aventures, laissent les clés dans la boite aux lettres du Garagiste. Facile !

Le bus repart à 9 - ben oui il y en avait 2 dans la Duster, un pour conduire, une pour appeler les autres et raconter les péripéties – ça va vous suivez toujours ?

Alors repartons avec les 4 arrivées confortablement au soleil couchant des Saisies. Allez ! On continue sur notre lancée : deux groupes de 2, le pouce en l’air : ça y est 2 voitures : une avec un Cafiste de Sallanches – vous y croyez, vous ? – ben oui Philippe avec sa petite famille – c’est drôle on l’avait croisé sur notre rando, improbable mais vrai, c’est bien les 3 seuls qu’on ait croisés d’ailleurs – elle est pas belle la vie ? ???? Allez c’est parti il en embarque 2 qui vont à Sallanches. Juste au même moment un combi W s’arrête « je vais à Megève », allez embarquez ! Une catalane de Barcelone mariée à un haut-savoyard de Megève ! Sacré Cocktail ???? Et c’est reparti : les filles papotent à nouveau…. On la convaincra d’aller jusqu’à la Princesse pour la randonneuse qui y a laissé sa voiture.

Pendant ce temps le bus suit plus loin.

Ça sent la fin. Dernier auto-stop pour la conductrice de la Duster restée seule au rond-point de Princesse, heureusement c’est le bus qui s’arrête (un peu organisé comme auto-stop…) On se serre un peu, on ne dira rien à personne…

Il fait nuit sur le parking du Rosay. La lune est déjà levée juste, au-dessus du Mont Blanc. On se quitte en se souhaitant une bonne soirée en remerciant nos encadrants d’une si belle journée, personne ne regrette ces instants : CELA FERA DES SOUVENIRS !!

Merci à tous. Vous êtes FORMIDABLES.

La conductrice de la Capricieuse (toujours à Beaufort)







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