Carnet de route
La Pointe d'Orsière
Le 08/03/2026 par Vincent Bunel
Nous avions tous rendez-vous à 7h30 sur le parking du gymnase du Rosay pour le départ de cette randonnée. Il fallait donc se lever aux aurores en ce dimanche 8 mars 2026, d’autant que nous devions d’abord parcourir les 57 km qui nous séparent du lieu de rendez-vous au parking de départ.
Une fois la répartition des 14 personnes dans les trois voitures effectuées, nous prenons la route en direction de Manigod via le col des Aravis. Il nous faudra 1h30 pour arriver à destination. Nous sommes nombreux aujourd’hui : Sylvie et Guillaume, nos guides ; Stéphane, qui assure la fonction de serre‑fil et de bon blagueur ; puis Aline, Florence, Marianne et ses deux filles, Isabelle, Laurence, Catherine, Pascal, Daniel, Samir, Frédéric et moi, Vincent.
On se change, et c’est le top départ pour cette sortie accompagnée d’un compagnon fort agréable : le soleil ! Pas un nuage en vue. Nous sommes à 1170 m d’altitude et visons la Pointe d’Orsière, à 1750 m.
Avant de partir, un test obligatoire s’impose : la vérification du bon fonctionnement des DVA. Après une quinzaine de minutes de marche, nous atteignons enfin l’or blanc des montagnes. La neige est dure et glissante, ce qui est normal sur une piste forestière ombragée. Le chant des cafistes vient alors briser la quiétude matinale de ce paysage de carte postale.
Premier arrêt, première interrogation : « Faut‑il mettre ou ne pas mettre les crampons ? Telle est la question », comme dirait Shakespeare lorsqu’il venait randonner en altitude. Nous atteignons ensuite une bifurcation ; la neige devient plus abondante, il nous faut chausser les raquettes. Tant mieux, cela allégera les sacs à dos.
La randonnée se poursuit, agrémentée des explications bienvenues de Guillaume. Le dénivelé varie, avec quelques montées un peu plus soutenues. Le soleil tape fort : il faut penser à bien s’hydrater. Comme nous le rappelle Pascal, le corps humain est composé à 70 % d’eau. Les sommets se dévoilent peu à peu. Étant de l’autre côté de Sallanches, nous profitons d’un point de vue inhabituel.
La Pointe d’Orsière est toute proche ; une petite pause photo s’impose. En ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, les sept dames du groupe prennent la pose. Qu’est‑ce que vous êtes resplendissantes, mesdames ! Comme dirait Victor Hugo : « L’âme d’une femme est le trésor le plus précieux. »
Encore quelques coups de bâtons dans la neige et nous arrivons au sommet, pile à l’heure pour la pause casse‑croûte. Bravo pour le timing, Sylvie et Guillaume ! Quelle magnifique vue : un panorama à 360° sur tous les sommets environnants. Pas de vent, grand soleil, des conditions idéales.
Chacun sort son pique‑nique. Stéphane et Guillaume nous font goûter du bon vin blanc et rouge : il y en a pour tous les goûts, à consommer avec modération comme toutes les bonnes choses. Catherine et Florence sortent du chocolat. C’est aussi ça, les sorties CAF : le partage, simple et chaleureux. La pause est également agrémentée des indications de Guillaume sur les noms des nombreux sommets qui nous entourent.
Après une photo de groupe, il est temps d’amorcer la descente par un autre sentier. La pente est un peu raide : il faut bien enfoncer le talon dans la neige, sous peine de se payer une petite gamelle et de descendre jusqu’à la voiture en boule de neige. La neige fond à vitesse grand V. Même si elle devient lourde, la progression en raquettes reste tout à fait praticable.
La Pointe d’Orsière s’éloigne peu à peu ; difficile d’imaginer que nous étions là‑haut tout à l’heure. La théorie du bâton s’applique ici aussi : ils sont aussi utiles à la montée qu’à la descente. Nous arrivons à la bifurcation du matin : il faut déchausser les raquettes. La question des crampons ne se pose plus ; les chaussures suffisent largement au vu de la qualité de la neige.
La boucle est bouclée ! Il nous reste une petite trentaine de minutes de marche jusqu’aux véhicules. Nous aurons parcouru au total 12,5 km pour 730 m de dénivelé.
Après nous être changés, un dernier arrêt obligatoire s’impose avant d’arriver à Sallanches : rendez‑vous au bar Le Capitaine à Manigod. L’occasion de boire un verre, de remercier les organisateurs et de faire un petit bilan de la sortie. Un moment convivial qui fait du bien à tout le monde.
Le retour s’amorce ensuite vers le parking du gymnase du Rosay. La circulation est fluide : on voit bien que les derniers monchus sont déjà rentrés chez eux. Arrivée au Pays du Mont‑Blanc, puis chacun rentre tranquillement chez soi.
C’était vraiment une superbe sortie. Merci à toutes les personnes présentes ce jour‑là, vivement les suivantes !
