Carnet de route
Mont Laityre au départ de la Thuile
Le 25/01/2026 par Isa
Départ matinal en ce dimanche 25 janvier, direction l'Italie pour la Thuile. Répartition des voitures faites, sans oublier de fermer les coffres des voitures, le trajet se déroule rapidement avec le jour qui fait son apparition.
Toute l'équipe est prête et ravie en voyant les 20cm de neige fraîche déposée dans la nuit. Après le petit en cas au chocolat distribué par Claudine, c'est le départ skis aux pieds en suivant le guide Dédé. Le paysage est déjà magnifique et des coins de ciel bleu font leur apparition. L'avancée dans le vallon est paisible, personne dans les environs ! La montée commence vraiment après la traversée du pont pour rejoindre une bergerie. La pause est de rigueur pour reprendre quelques forces et attaquer le gros morceau de la montée. Le soleil pointe son nez, il fait même chaud, tempête de ciel bleu ! L'ascension continue, couteaux pour certains dans la pente la plus prononcée avant de rejoindre un replat. Guidé par Dédé et Claudine, Jean Paul fait la trace sur une belle neige fraîche. Concentrés sur la montée, nous ne voyons pas tout de suite les nuages qui reviennent de la Savoie. Arrivés au col, le brouillard commence à pointer son nez et la décision est prise de s'arrêter en sécurité sur une bosse à 150m du sommet, sage décision !
Petite pause pour enlever les peaux et c'est parti pour la descente qui s'annonce prometteuse. Après quelques virages dans la première combe, Catherine tombe, c'est le genou, impossible de tenir debout, des flocons font leur apparition. Rapidement l'équipe s'organise, appel des secours, couverture de survie, ... l'hélico est envoyé. Pause casse croute méritée en patientant. Ça y est on l'entend, il pointe son nez avant de faire demi tour, le brouillard est maintenant de la partie, il faut essayer de descendre un peu par nos propres moyens. Une attelle de genou avec des bâtons et un traîneau avec la couverture de survie de Sylvie sont improvisés. Jean Paul à pied et ses assistants sont de courageux secouristes pour la première partie de la descente. Une fenêtre météo s'annonce, nouvelle pause au second replat, on entend l'hélico mais il ne nous trouve pas. Trop de brouillard qui navigue, une caravane terrestre est en route. L'attente commence à être longue mais l'équipe garde son calme et cherche des solutions. Un cri au loin, le premier secouriste arrive, deux autres vont suivre équipés d'une barquette. Avec un français à l'accent chantant italien, ils nous rassurent en prenant les choses en main, la pente en dessous est plus raide, c'est une autre paire de manche. Rapidement ils se mettent en place, on va tous descendre en même temps à la bergerie.
Arrivés en bas, nous laissons Catherine entre de bonnes mains pour poursuivre notre descente et arriver avant la nuit. De jolis virages dans la poudreuse, on se fait plaisir, belle neige ! Jean Paul nous fait un petit saut pour vérifier l'épaisseur de fraîche avant de rejoindre le pont et la courte remontée dans la forêt. Peaux remises et rapidement enlevées, une fixation capricieuse pour Claudine, on aperçoit la lune et la luminosité diminue avant la dernière descente, que du bonheur !
La voiture de Jean Paul, accompagné par Claudine, Claudine et Sylvie, file en direction de Aoste pour récupérer Catherine tandis que l'autre partie de l'équipe repart direction Sallanches. Catherine rapatriée à Sallanches va pouvoir se rétablir sereinement !
Sacrée journée, ça aurait été la tuile de ne pas profiter de cette belle neige à côté du Mont Ouille avec une belle équipe qui a fait preuve de solidarité !
Merci à Dédé et Claudine pour l'organisation et cette belle découverte !





