Carnet de route
Pointe Gnifetti
Le 11/04/2026 par Laetitia
Suite aux conditions météorologiques annoncées mauvaises pour dimanche , une adaptation de notre week end au Mont Rose s’impose ! On décide de tenter l’ascension dès le samedi.
Réveil 4h (pour certains brunchers), 5h pour les plus dormeurs et nous voilà partis pour l’Italie.
Après avoir traversé des dizaines de dizaines de tunnels, nous voici arrivés au bout du monde à Gressoney .
On enchaîne 3 remontées mécaniques et on commence notre ascension à 3200 m à 10h.
La première partie débute par la montée jusqu’au refuge où l'on passera la nuit ce soir : le refuge Mantova où nous déposons quelques affaires.
Les plus téméraires tentent sans couteau mais c’est franchement galère et tout le monde finit par craquer petit à petit….
Nous poursuivons l’ascension vers le refuge Gnifetti puis l’on passe la barre très difficile des 4000 m. Demi tour pour deux personnes car l’altitude se fait sentir !
Le reste du groupe poursuit piano piano car « chi va piano va sano e chi va sano va lontano » !
On aperçoit au loin le refuge Margherita qui nous paraît à une éternité. Après une longue traversée interminable sous un soleil de plomb nous entamons la dernière montée en ski jusqu’à la rimaye où nous déposons les skis pour rejoindre le sommet de la pointe Gnifetti à 4554 m et son dernier ressaut en crampons /piolet et encordés !!
Après un court repos dans la cabane , andiamo car le mauvais temps approche à grand pas.
Nous voilà partis pour une descente dai dai dai à slalomer entre les crevasses.
Coup de tonnerre , brouillard , repeautage sous les séracs , ambiance montagne assurée , c’est pas le moment de craquer ! Heureusement le groupe descend très bien et le brouillard se lève , la chance est avec nous et nous arrivons sain et sauf au refuge avant le repas !
Nos 2 collègues revenus au refuge avant nous n’ont pas vécu la même après-midi : l’un a pu profité de la météo clémente en s’hydratant abondamment tout en veillant à notre autre cafiste qui a fait un MAM typique et qui ne s’est malheureusement pas améliorée malgré le repos au refuge . On décide d’appeler les secours pour la faire redescendre et voilà comment on « profite » d’un baptême en hélico, elle a même pu apercevoir le Cervin depuis l'hélico la chanceuse !
Le soir les nouvelles sont excellentes, elle va bien mieux en étant descendue dans la vallée , et les autres cafistes ont pu profiter d’un bon repas. Après une étude poussée sur nos paramètres vitaux (saturation et fréquence cardiaque) en situation d’altitude nous sommes tous ravis d’aller au lit.
Après une bonne nuit de repos (enfin ça c’est ce qu’on espérait tous car à voir nos têtes du matin on comprend que la plupart n’ont pas vraiment été bercés par Morphée sauf un de nos encadrants qui a dormi comme un loir) nous entamons la longue descente dans une neige somme toute assez médiocre mais c'est pas ce qu'on était venus chercher !
On termine par un petit couloir avec de belles bosses, de belles chutes pour quasi tout le monde puis on retrouve les pistes damées et là c’est le kiff !! On n'a jamais aussi bien skié !!
Nous terminons notre trajet par un petit détour à la DZ d’Aoste pour récupérer les skis de notre collègue et nous rentrons pour un repos et une douche bien mérités !
Merci à nos encadrants préférés et à notre groupe pour ce week-end riche en émotions !




