Carnet de route

Une sortie aux Monts Telliers qui coche toutes les cases

Le 28/03/2026 par Verger Lucie

Quand la météo décide de jouer les variables d’ajustement, il faut savoir résoudre l’équation rapidement. Face à la météo médiocre prévue dimanche, la sortie aux Monts Telliers a donc été avancée d’une journée malgré un ciel annoncé voilé dès 15 h. Les 12 motivés étaient au rendez-vous, bien décidés à démontrer que l’hypothèse du beau créneau était la bonne.

Arrivés à Bourg-Saint-Pierre, juste avant l’entrée du tunnel du Grand-Saint-Bernard, première constatation : nous ne sommes manifestement pas les seuls à avoir trouvé le bon itinéraire. Le parking est déjà bien rempli. L’air du matin pique sérieusement mais le soleil vient réchauffer l’atmosphère rapidement. En quelques conversions, on passe de « petit matin frisquet » à « il fait presque trop chaud ».

La montée se déroule dans une joyeuse succession de dépassements avec un grand groupe d’Italiens, dont le volume sonore semble inversement proportionnel à la distance qui nous sépare d’eux. Sur le replat, il faut bien reconnaître que le décor frôle la perfection géométrique : ciel d’un bleu absolu, lignes de crêtes impeccables, et surtout une vue magistrale sur le Vélan et le Grand Combin. Le genre de panorama qui met instantanément tous les curseurs au maximum.

Devant nous, certains skieurs entament déjà la descente, ce qui laisse présager de très bonnes conditions ! 

Nous poursuivons en remontant un grand arc de cercle jusqu’aux pentes terminales. Et là, changement d’ambiance ! Petit parfum d’Everest : le vent devient glacial, l’espace se réduit, il y a du monde, beaucoup de monde, et entre les peaux à enlever, les couches à remettre et les skis à manipuler dans la pente, l’organisation demande une certaine rigueur ; un vrai exercice de logique en espace restreint. Quelques courageux poursuivent à pied jusqu’au sommet par l’arête, exercice (encore un) pas forcément simple quand il faut se croiser. Puis vient enfin le meilleur moment de la journée : la descente. Après quelques acrobaties pour rechausser dans la pente, nous profitons d’une neige excellente, clairement 4 étoiles au compteur.

Le passage du groupe italien a déjà laissé quelques traces, mais il reste largement de quoi tracer de très beaux virages dans une poudreuse légère et joueuse. Autant dire que les sourires fleurissent aussi vite que les virages s’enchaînent. La photo souvenir face au Grand Combin, désormais coiffé, vient immortaliser l’instant.

Une pause pique-nique bien méritée permet de diviser la descente en deux parties égales (ou presque) et surtout de recharger les batteries. 

Comme annoncé, le ciel se voile. Le vent se lève et devient plus mordant, venant rappeler sur les visages que la météo n’avait pas totalement tort. La fin se déroule plus tranquillement jusqu’au minibus, avec cette fatigue heureuse propre aux belles journées de ski de rando. 

Et parce qu’une sortie réussie ne serait pas complète sans son épilogue traditionnel, la journée se termine autour d’un pot au Buet, avant de se séparer, ravis de cette belle parenthèse alpine. Un grand merci à Claudine et Dédé pour l’organisation, le timing parfait et le choix gagnant de la date !

PS : toute ressemblance entre ce compte rendu et les habitudes professionnelles de sa rédactrice n’a absolument rien de fortuit.

CLUB ALPIN FRANCAIS SALLANCHES
10 RUE CHENAL
74700  SALLANCHES
Permanences :
Jeudi 20:00-21:00