Carnet de route

Grand Bec

Le 25/06/2017 par PONCHAUD Yann

Après la traversée des Aiguilles Marbrées, ( voir le compte rendu) j'ai décidé de poursuivre sur ma lancée et de m'inscrire à l'ascension du « Grand Bec » (3400m).

Le samedi 24 juin, nous sommes dix cafistes à quitter Sallanches en direction de la Vanoise.

Vers 9h, nous arrivons dans une vallon sauvage situé au dessus de Champagny la Vanoise. Ce sera notre point de départ pour le refuge du Plan Des Gouilles ou nous allons passer la nuit.

Si la majorité du parcours se fait en forêt, il fait quand même très chaud et nous transpirons abondamment. Nous mettons un peu moins de 2h pour effectuer les 840 m de dénivelé qui nous séparent du refuge. Cette monté nous ayant fortement déshydraté, nous sommes nombreux à nous désaltérer à l'aide de cette boisson houblonné que l'on ne présente plus.

L’après midi, notre encadrant, Franck Soquet Juglard (FSJ) alias « magic Francky » pour les intimes organise un parcours d'aventure sur une hauteur située au dessus du refuge. Au programme : escalade et progression en cordées. Après l'effort, le réconfort et c'est tout naturellement qu'une tournée de bière s'organise à notre retour au refuge.

En attendant le repas, Delphine, Dominique et moi avons une discussion sur le rôle des femmes dans les taches ménagères. Le sujet est vaste mais rapidement, je constate avec regrets que mes deux collègues féminines manquent cruellement d'arguments sérieux à m'opposer et que plutôt que reconnaître la pertinence et le bon sens de mes propos, elles se laissent aller à l'invective tout en faisant preuve de la plus totale mauvaise foi.

C'est au moment ou nous discourons sur les avantages comparatif du dernier aspirateur DYSON

(la fête des mères est passé par là) qu'on nous appelle pour prendre le repas.

Nous ne sommes pas seul. Avec nous se trouve deux groupes de Parisien. Lors du repas, je les entend parler d'averses pour le lendemain. Pour ma part, je suis sceptique. J'ai pris la météo la veille et elle annonçait grand beau. Ah ces « monchus » ! S'ils n'étaient pas là, il faudra les inventer...

Vers 21h, tout le monde part se coucher. Le petit déjeuner étant prévu à 3h30, il ne faut pas tarder.

Il est 2h de matin quand je suis réveillé par de fortes détonations. Un orage est sur nous et ce que j'entends est bruit du tonnerre ! Il pleut des trombes d'eau et les éclairs déchirent la nuit.

A 3h30, la sentence du gardienne tombe: Le petit déjeuner est reporté à 6h30, et sa sentence est irrévocable.

Au petit matin, l'orage est fini mais le temps reste couvert . Décision est prise de monter jusqu'au Glacier et d'aviser ensuite. Il est 7h30 quand nous quittons le refuge. La cordée « internationale », (Victor « Jornet » le Catalan et Jonas, le belge), prenant la tête, suivi de Dominique et de Ghislaine. Arrivé au glacier, Franck, décide de continuer l'aventure et prend la direction des opérations. On suit mais la neige, qui devient de plus en plus souple ralenti notre progression.

A 10h45 et à 3160m d'altitude, vu la dégradation des conditions de neige, il décide sagement d'arrêter la course. Nous sommes déçu car le sommet semble tout proche mais nous savons également tous que c'est la seule décision à prendre. La sécurité passe avant tout.

Il va falloir redescendre et là, je me remémore la célèbre phrase de notre bien aimé président (je parle de celui du CAF de Sallanches, Alain Marquiset, pas de « l'autre ») : « tout ce qui est monté doit être descendu »

Monter une pente enneigée à plus 30% est une chose, la redescendre en est une autre. Heureusement, je peut compter sur Gauthier, mon 1er de cordée pour m'expliquer la technique à adopter.

La descente est longue et il fait de plus en plus chaud. Tout le monde s'accorde à dire qu'il faut toujours bien s'hydrater en montagne. C'est chose faites pour plusieurs d'entre nous qui profitons de notre passage au refuge pour nous ravitailler au bar.

Nous entamons ensuite notre descente vers la vallée et le parking qui nous atteignons en 1h.

Avant de repartir, et comme le veut la tradition, on s'est tous retrouvé autour d'un dernier verre.







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